Nico'o et James Hill en concert à Bayonne (part 2)

Alors, où est-ce que j'en étais? Ah oui, les lumières se tamisent et le concert va commencer.

On voit apparaître sur scène un grand monsieur assez mince qui remercie le public d'être venu. Il parle tout doucement et j'ai du mal à entendre tout ce qu'il dit. J'espère en mon fort intérieur que je pourrais au moins entendre la musique. Juste derrière moi, 2 hommes discutent, assez fort d'ailleurs. Ils parlent de Nico'o, l'un informant l'autre de qui est ce musicien.

Je dois avouer, que je ne connaissais pas du tout cet artiste. Ce n'est qu'en faisant une recherche sur Google pour trouver un prof de ukulélé dans le Sud Ouest, que je suis tombée sur un article le présentant. Je l'avais lu avec amusement, ne pensant jamais que j'allais le voir quelques semaines après en concert!

Il commence à jouer et je suis soulagée car le son est relativement bon. En revanche, les 2 messieurs derrière moi continuent à discuter fortement et plusieurs fois, des têtes de retournent. Je dois leur demander poliment de baisser la voix; chose qu'il font sans discuter. Alors, je commence enfin à me détendre et à me laisser emporter par la musique.

Le répertoire que nous joue Nico'o est assez traditionnel des îles et avec la chaleur ambiante, on n'a plus qu'à fermer les yeux pour se croire au bord d'une plage du Pacifique. Le jeune homme prend plaisir à jouer et ça se ressent. Il a su captiver l'auditoire. J'avais mes doutes sur son talent. Je ne pensais pas qu'un jeune homme de Tarnos pouvais maîtriser aussi bien la petite guitare à 4 cordes!  

Alors, je dois avouer mon ignorance sur les chansons intérpretées par Nico'o, je n'ai donc pas de playlist à vous proposer. Mille excuses!

Son playset se termine et je réalise à quel point mon dos continue à me torturer, ainsi que mes jambes qui ont dû décupler de volume. Heureusement, il y a une entr'acte pour se délasser les jambes et pour fumer une cigarette.

 

La fraîcheur à l'extérieur fait du bien. Je sens mon pull qui me colle à la peau, beurk! Le Caveau se vide peu à peu et les auditeurs se retrouvent dehors pour discuter du concert et de leurs impressions. Voyant tous ces gens dehors, je me dis qu'on est assez nombreux.

Timide et fatiguée de ma journée, je n'ose pas demander aux gens ce qu'ils pensent du concert jusqu'alors. J'écoute. Beaucoup sont étonnés du répertoire qui peut être joué au ukulélé et de ce qu'on peut en faire. La réaction est positive; j'en suis contente.

Peu à peu la petite ruelle se remplie de mégots, mais je ne reste pas dehors. Je me dis que si je rentre plus tôt, j'aurai peut être une meilleure place - mais surtout la chance de trouver une chaise de libre. Mais en descendant les marches en pierre, je suis distraite: James Hill est là. Que faire? Tenter de lui parler? Ou chercher une meilleure place?

Je m'avance doucement et je l'entends qui parle en français. Un doute m'assaillit, est-ce bien lui, ou quelqu'un qui lui ressemble. Je regarde mon petit ami pleins de doutes qui m'encourage à lui parler. Allez! Je me lance. Je lui demande s'il a des conseils pour un débutant en ukulélé. Il m'a l'air amusé et me répond que cela fait bien longtemps qu'il n'est pas un débutant, mais l'une des meilleures choses est de tenter d'écouter une musique et de la jouer en même temps. Ha! Il est drôle le James, j'en suis à peine à apprendre tous les accords... Il rit. Mon petit ami en rajoute en disant que je bloque aussi sur le rythme. Pfff! James n'a pas eu le temps de visiter le Sud Ouest, mais il s'est tout de même rpsi 3 jours pour voir un peu Paris. Il nous dit qu'il va bientôt retourner au Canada pour toute une semaine! Je lui demande s'il fait encore froid là où il habite et il me répond qu'il fait toujours froid au Canada! Puis, il se fait appeler pour commencer.

En le regardant partir, je réalise à quel point il est grand, ou alors c'est moi qui suis extraordinairement petite! Il avait l'air un peu intimidé en parlant avec les autres en français. Peut être n'est-il pas encore assez à l'aise avec la langue de Molière, mais je vous assure qu'il l'a maîtrise très très bien.

Sur scène, c'est autre chose. Il paraît encore plus grand, mais dés qu'il a le ukulélé entre les mains, il prend de l'assurance. Et comme il a raison. Nico'o l'avait présenté comme le Jimi Hendrix du ukulélé, comme un virtuose et il dit vrai. C'est incroyable ce que James arrive à faire avec cet instrument! J'en reste bouche bée et suis très jalouse de son talent!

Voici quelques chansons qu'il a pu jouer:

  • Billie Jean
  • Uke Talk (que j'adore)
  • Down Rideau Canal
  • Never on a Sunday

Malheureusement, physiquement je ne tiens plus. Et puis, les gens devant moi ont bougé et je ne peux plus voir son jeu. En plus de tout cela, il y a 2 filles qui ne cessent de parler (fort). J'en viens même à me demander comment elles font pour respirer. Alors, je migre vers le fond et là miracle!!!! Je trouve un tabouret vide. Je glisse vite mon arrière-train dessus et étire mes jambes. La fatigue de la journée, me tombe dessus et je me demande si j'aurai la force de me lever pour partir.

Au fond, je constate que beaucoup de gens n'écoutent pas la musique, ils discutent. Je me demande alors, pourquoi avoir payé sa place pour voir un concert, alors qu'ils auraient pu aller dans un bar gratuitement et y faire la même chose, sans déranger les autres. Oui, car à un moment donné, une dame leur a impoliment demandé de fermer leur g****! Ca n'a rien changé, mais au moins elle a pu exprimer sa frustration.

Le concert se finit et je prends mon courage à 2 mains pour lever mon fessier de ce qu'il me semble être le tabouret le plus confortable sur lequel j'ai pu m'asseoir. Toutefois, je ne pars pas avant d'avoir acheté au moins 1 cd. Je ne sais trop lequel choisir; ils sont tous à 10€ ce qui n'est pas cher, mais mes finances sont serrées. J'opte pour le cd que James Hill a fait en duo avec sa compagne Anne Davison et d'un pas décidé cette fois, je m'avance vers lui pour qu'il me le signe. Ha! J'ai le même prénom que sa mère.

Je le remercie d'être venu au Pays Basque pour donner ce concert et lui demande de revenir. Je lui souhaite un bon retour chez lui, nous nous serrons la main et je pars. J'espère qu'il s'est bien amusé durant ses concerts à Paris et celui de Bayonne et que ça lui donnera envie de revenir et surtout de dire à d'autres ukulélistes de nous rendre visite!

Nous retrouvons la voiture, qui par chance était garée tout près. Je réalise que je n'ai pas mangé depuis midi et il est plus de 23h! La faim me tiraille et nous nous arrêtons à McDo. Arrivés à la maison, je dévore ma mal-bouffe, me douche et part directement au lit.

En moins de 3 minutes, je m'endors avec une douce sonorité de ukulélé qui me berce dans les bras de Morphée! 

 

 

 

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